LEMIEUX, Jean-Paul

( Québec 1904-1990 )

 

“1910 REMEMBERED”

Type de document: Reproduction d’oeuvre d’art: couleur
Dimension de l’oeuvre: 14 X 18 cm
Dimension incluant l’encadrement: 29 X 33 cm
Cadre: Métal gris foncé.
Genre: Scène de genre.
Description: Le tableau 1910 Remembered, 1962, 109 X 149 cm (dimensions originales ) est empreint de nostalgie de son enfance. Il se représente lui-même ( enfant, il portait souvent un habit de matelot ) encadré par un homme et une femme ( ses parents ) de profil, qui se regardent indifférents au petit garçon. On y retrouve le thème de la solitude si cher à Lemieux, et le climat poétique souvent présent dans son oeuvre.

Formation: 1929 Études à Paris à l’Atelier de la Grande Chaumière.

1934 Diplôme de l’École des beaux-arts de Québec.

Médium: Huile, estampe, dessin, aquarelle, pastel, encre, fusain, gouache.
Manière: Selon Guy Robert, il y a deux Jean-Paul Lemieux: celui d’avant 1955 et celui d’après 1955. Le premier est un professeur d’art très important et sa peinture, remplie d’anecdotes, est surtout une critique sociale. Il est le seul à faire ce genre de tableaux. Il s’attaque avec humour, par exemple, à des sujets religieux. Ainsi, dans LA FÊTE-DIEU, on voit la procession et Lemieux qui se représente en tenancier de bar furieux de devoir fermer son établissement. Après 1955, à la suite d’un séjour de 2 ans en France, la critique sociale et l’humour disparaissent pour faire place à un grand dépouillement. Lemieux a forgé un style différent de tout ce qui se trouve dans la peinture au pays. Ce style est fait d’une gamme de rapports entre les personnages et le paysage, entre la figure en gros plan et le groupe de personnages. Il explore les saisons, les scènes urbaines ou champêtres, les marines. Il compense le dépouillement de ses oeuvres par une grande variété de sujets et une inépuisable conjugaison entre les thèmes de la solitude, de la nostalgie et de l’immensité de nos paysages québécois. Lemieux crée une forme de mythologie de l’hiver, de la solitude qui rappelle la poésie de Nelligan. Il peint le temps suspendu, l’impossibilité pour les humains de communiquer entre eux. Quand ils sont plus d’un, les personnages se regardent rarement les uns les autres, et s’ils se regardent, c’est avec beaucoup d’agressivité. Pour Jean-Paul Lemieux, peindre ce n’est pas décrire, mais suggérer, transposer.
Carrière: 1926-1928

Premières illustrations, dessins croqués sur le vif, paysages, natures mortes, figures d’après modèle.

1934-1965

Professeur de peinture à Montréal puis à Québec, à l’École des beaux-arts.

1960

Exposition à la Galerie Roberts de Toronto. Premier succès commercial.

1965

Exposition à la Galerie Lefort-Godard de Montréal. Succès sans précédent dans le marché de l’art canadien.

1967

Rétrospectives importantes au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée du Québec et à la Galerie nationale d’Ottawa.

1974

Grande exposition itinérante à Paris, Anvers, Moscou, Leningrad, Prague. Participation à plusieurs expositions internationales à Paris, Sao Paulo, Pittsburgh, Bruxelle, Venise.

Bibliographie: Le Guide Vallée III.

LEPAGE, Jocelyne, Jean-Paul Lemieux, le peintre de la solitude et du temps suspendu, La Presse, 09/12/90.

ROBERT, Guy, Lemieux, Ed. Alain Stanké, Montréal, 1975.

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